Conclusion

La cuisine moléculaire rend donc possible la modification de la texture d'un aliment, grâce à la sphérification, la gélification ou encore l'émulsion ; mais il existe bien d'autres techniques permettant d'apporter une plus grande diversité et efficacité dans les textures : citons par exemple le soufflage ou la mousse.

Néanmoins l'homme reste méfiant envers les nouveaux aliments ou les nouvelles textures, il a en effet besoin de temps pour accepter ces nouvelles formes de cuisine et s'y accommoder. Victime de cette réticence, Ferran Adrià Acosta, faisant face à une importante controverse du fait de l'utilisation d'additifs alimentaires dans sa cuisine, a sacrifié ses trois étoiles en fermant pour deux ans son prestigieux restaurant moléculaire El Bullí le 26 janvier 2010.

Le second facteur pouvant freiner le développement de la modification de textures par des techniques de la cuisine moléculaire, est le prix élevé des agents de texture (compter une dizaine d'euros pour 20g d'alginate de sodium) ainsi que la difficulté à s'en procurer.

Malgré les réticences de l'homme, on peut attendre de la cuisine moléculaire qu'elle prenne plus d'ampleur dans les années à venir. En effet, comme le dit Hervé This, en cuisine « les combinaisons sont innombrables, les produits formés le sont aussi ; or certaines molécules dont la concentration est minime dans les aliments jouent une brillante partie de soliste dans le grand concert des goûts ».

 

 

 

 

 

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